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jeudi 26 janvier 2012

Jean-Claude Trichet au conseil d'administration d'EADS

L'ex-patron de la BCE prendra la place d'administrateur laissée vacante par Arnaud Lagardère quand ce dernier sera nommé président du conseil du groupe aéronautique.

Après des mois d'un vrai-faux suspense, le conseil d'administration d'EADS doit entériner demain les changements de gouvernance prévus par l'accord Sarkozy-Merkel de 2007. Avec une surprise à la clef : l'arrivée de Jean-Claude Trichet. Selon nos informations, l'ex-patron de la BCE doit prendre la place laissée vacante par Arnaud Lagardère quand ce dernier remplacera Bodo Uebber à la présidence du conseil du groupe aéronautique. Les autres changements sont connus. Il s'agit du remplacement de Louis Gallois au poste de directeur général exécutif par Tom Enders, lequel va laisser les rênes d'Airbus à son numéro deux, Fabrice Brégier. Le tout conformément au principe arrêté d'équilibre des pouvoirs entre Français et Allemands.
« Sauf surprise de dernière minute, c'est ce qui va se passer », affirme ce soir un proche du dossier. Formellement, il faudra attendre l'assemblée générale de mai pour que ces changements entrent en vigueur. En présentant ses voeux à la presse la semaine dernière, Louis Gallois avait émis le souhait que sa succession soit réglée le plus tôt possible. « Le conseil d'administration a jusqu'à mi-avril pour arrêter ses propositions (...) Nous espérons que cela pourra se faire avant », avait-il alors déclaré.
Le futur ex-patron d'EADS été entendu. Tout est-il réglé pour autant ? Pas sûr, car le second étage de la fusée, celui qui concerne la composition du futur comité exécutif, fait encore l'objet « de compléments de discussions franco-allemandes », indique-t-on toujours de source proche. Depuis des semaines, la rumeur évoque la volonté de l'Etat français de profiter de la nomination de Tom Enders pour obtenir des postes supplémentaires au comité. Paris aurait demandé qu'Eurocopter ou la direction financière reviennent à un Français. Ce ne serait plus le cas.
             ALAIN RUELLO
           Source et remerciements: Les Echos
 

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